De Bildudalur à Dynjandi

La route traverse des fjords dans la partie la plus occidentale de l’Islande. Un endroit où les touristes sont rares et dilués dans l’immensité des décors. Vous croiserez des voitures, mais vous n’aurez aucun mal à éviter tout présence humaine sur vos clichés.

La ville de Bildudalur est protégée dans la petite anse d’un immense fjord. Un havre de paix dans un décor grandiose, où l’homme est peu intervenu. Seules des lignes à haute tension et quelques bassins à saumons trahissent la présence humaine.

On peut profiter d’une belle vue de Bildudalur depuis la rive opposée, en suivant la route 63 qui part du sud de la ville, en direction de l’est. On aperçoit l’hôtel Stiklur B&B, un point de chute très agréable dans la région.

Route côtière

Elle longe la côte jusqu’à parvenir à un petit aérodrome. Avec un peu de chance, vous assisterez à un décollage. Les vols sont opérés par la compagnie Eagle Air, spécialisée dans les vols intérieurs réguliers et dans les survols touristiques. Combien coûte un vol depuis Reykjavik ? Entre 130 et 180 € selon la saison.

Evidemment, c’est beaucoup plus cher qu’en voiture, mais le gain de temps est énorme et, surtout, vous survolez des paysages qui promettent d’être incroyables. Reste que je n’ai encore jamais tenté l’expérience, malheureusement.

La cascade de Foss

Après avoir passé une grande ferme, dans un virage qui ferme le fjord, vous allez tomber nez-à-nez avec une belle cascade. Son nom ? Fossdalur – mais il en existe une dizaine d’autres avec ce nom en Islande. Son intérêt ? Vous n’aurez pas même besoin de sortir de la voiture pour la prendre en photo.

Mais il vaut tout de même mieux se garer sur le petit parking pour aller shooter la chute de plus près. Il est possible de s’approcher de très près, il faut simplement avoir prévu un vêtement pour éviter de revenir trempé de la tête aux pieds !

Les bains chauds de Reyjfjardalaug

Continuez la route 63 sur quelques kilomètres. Au bout de l’anse du fjord se trouve une piscine, au milieu de nulle part ! Elle est assez grande pour accueillir de nombreux baigneurs. Mais lorsque j’y suis passé, pas question d’y tremper un orteil : la surface était partiellement recouvert d’une épaisse couche de mousse brunâtre. Décevants, les bains chauds de Reyjfjardalaug ?

Si vous voulez tout de même vous baigner, sachez que les « vrais » bains se trouvent un peu plus haut, à quelques dizaines de mètres de la piscine en dur. Ce sont des poches d’eau chaude creusées dans la colline. Sympa pour s’y baigner ? Quand j’y étais, l’endroit était à l’évidence le territoire de nidification de sternes arctiques particulièrement agressives. Pas question de rester là, les coups de bec en vol plongeant sont très désagréables…

Le désert de pierre

La route, qui la plupart du temps est en fait une piste carrossable avec une citadine, contourne encore un sommet rocheux du fjord, puis grimpe dans la montagne. Le décor se transforme pour devenir un désert de pierre, sans aucune verdure. Du minéral à perte de vue ! La route 63 vient rejoindre la route 60, toujours une piste facilement praticable.

Vous allez redescendre de la montagne et passer à côté d’une mare sur la droite, qui se transforme en torrent de l’autre côté. Un faible débit… et pourtant ! C’est ce torrent qui devient l’immense et superbe cascade de Dynjandi, que vous atteindrez en roulant encore 7 kilomètres. Il s’agit sans doute de l’une des plus impressionnantes d’Islande !