La cascade de Gódafoss

Pour atteindre la cascade de Gódafoss, il faut emprunter la route n°1 vers l’est depuis Akureyri, sur une cinquantaine de kilomètres.

Un pont sans cachet passe au-dessus de la rivière Skjálfandafljót. Mais on aperçoit sur la droite un autre pont, avec des arches. Bâti en 1930, il ne sert plus à grand chose désormais.

Pour s’arrêter, deux possibilités. Avant le pont, une route bifurque à droite et part vers un parking tout près de la cascade. Après le pont, on accède à la ferme Fossholl, qui permet de prendre de l’essence, de manger et même de dormir. Un chemin mène aussi à la cascade, sur un point de vue de l’autre côté de la rive.

De quel côté faut-il aller ?

Peu importe, les deux vues sont superbes. Le mieux est d’aller des deux côtés pour profiter des deux panoramas. Avec un peu de chance, l’ancien pont est ouvert aux piétons. Mais même en repassant par la route n°1, le détour ne représente pas une grande distance. Cela permet de découvrir Geitafoss, la cascade qui se trouve sous l’ancien pont.

La rivière Skjálfandafljót coule depuis la calotte glaciaire du Vätnajökull, juste en dessous du volcan Bárdarbunga. Elle part donc du centre du pays pour aller dans le nord se jeter dans la baie de Húsavik.

La légende ?

Il est raconté dans les sagas islandaises que le chef Þorgeir Ljósvetningagoði a entrepris de convertir les islandais au christianisme. Il a décidé d'entériner sa conversion en jetant les statues des dieux nordiques dans la cascade de Gódafoss. C’était il y a 1000 ans environ.

La cascade ressemble à un fer à cheval, mais elle contourne un petit ilot central pour aller chuter d’une hauteur de 12 mètres environ. C’est suffisant pour produire une vapeur d’eau qui se voit de loin…

Crédit photos  : Frédéric Botton et Isabelle Compoint