La cave Songhellir

Le chemin qui mène depuis la route qui fait le tour de la péninsule de Snaefellsness n’est pas goudronné. Il est même fait de caillasses traitres qui peuvent venir à bout des pneumatiques les plus résistants. Vous pouvez vous y aventurer avec une voiture citadine ou même un camping car… mais ce n’est pas recommandé.

Lors de votre voyage en Islande, prenez le chemin, appelé route F570, depuis le sud. Il grimpe sur les flancs du volcan Snaefellsjökull, et rejoint la côte nord de la péninsule. En théorie. Car même au printemps, le chemin est coupé par la neige. Ne tentez pas d‘y aller en force.

Même avec un 4x4, vous ne passerez pas. D’ailleurs, on distingue difficilement le chemin, qui n’est emprunté que par d’énormes engins spécialement prévus pour évoluer dans la neige. Avec un peu de chance, vous parvenez au petit parking – une simple aire sur le bas-côté – près de la cave de Songhellir.

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Echo, echoooo, echooooo

Le décor est désertique, fait de roches – de la lave figée partiellement recouvertes de mousse. Si vous prenez un peu de temps, vous verrez des formes se découper, et même des visages se dessiner – il suffit de laisser l’imagination s’envoler. En avançant dans le cirque naturel derrière le parking, on s’approche d’anfractuosités au pied des roches.

Il y a souvent encore de la neige à l’intérieur poussée et tassée par le vent. L’une d’entre elles est la cave de Songhellir, un endroit connu des voyageurs d’antan qui venaient s’y réfugier lorsque la météo était trop mauvaise. On profite d’un bel écho lorsqu’on y parle ou qu'on y chante.

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Graffitis

La caverne est dans le noir, il faut penser à prendre une lampe-torche, ou à défaut utiliser le flash d’un smartphone. On découvre alors des graffitis sur les murs. Difficile de faire la différence entre ceux qui se trouvent là depuis des centaines d’années, et ceux gravés la semaine passée.

Mais il est dit que ceux de deux voyageurs célèbres en Islande, Eggert Olafsson et Bjarni Palsson, s’y trouvent toujours. Le premier était un botaniste danois qui a mené une expédition scientifique, dont le récit a été publié en 1772. Le second a participé à la même expédition, c’était un médecin islandais.

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