Lay Low, le folk islandais

Law Low est un pseudo, bien sûr. Le nom de l’artiste est un peu plus compliqué à mémoriser : Lovísa Elísabet Sigrúnardóttir. Elle est née d’un père Sri-Lankais et d’une mère islandaise (d’où le dóttir, qui signifie « fille »). Elle vit en Islande depuis son plus jeune âge, mais elle est née à Londres. Plus encore que les islandais, elle maîtrise parfaitement la langue anglaise et l’a choisie pour ses chansons.

Elle se lance dans la musique en accompagnant des groupes locaux. Sa maîtrise de plusieurs instruments la conduit à jouer du piano, des claviers électroniques, de la guitare, de la basse, puis à se mettre au chant. Elle publie ses premières compositions sur le service en ligne MySpace en 2006, ce qui lui vaut d’être remarquée par un label local.

Ses compositions sont prêtes, l’enregistrement est rapide, et son premier album, « Please don’t hate me » sort la même année. C’est elle qui officie derrière la plupart des instruments. L’album connait un franc succès en Islande : il se hisse à la seconde place des charts. Lay Low est élue meilleure chanteuse de l’année, et l’album remporte le prix de la meilleure pochette.

 

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Country

En 2007, elle joue dans la pièce Ökutímar, compose des morceaux spécialement pour l’occasion, qui forment son deuxième album. Elle y reprend aussi des chansons de Dolly Parton, la reine de la country-music. Sans doute parce que certaines de ses chansons, dont « Mama » et « Please don’t hate me », sont inspirées du style nord-américain. Elle reprend notamment Jolene, le hit planétaire de Dolly Parton.

 

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Londres

L’inspiration ne manque pas, et elle enregistre un troisième album à Londres en 2008, appelé « Farewell Good Night's Sleep ». Le style reste le même, la country est toujours présente sur plusieurs morceaux. Avec ce petit accent islandais qui donne un relief particulier à sa musique.

Elle part en tournée un peu partout dans le monde. Le tout est gravé sur un album live, « Flatey » en 2009. La chanteuse s’essaie au cinéma, dans le film December.

 

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L’international

A force de parcourir la planète pour participer à des festivals et des concerts, souvent en première partie – notamment de Of Monster and Men -, elle finit par décrocher des concerts en tête d’affiche. Elle sort l’album « Brostinn strengur » en 2011.

Sa particularité ? Bien que la chanteuse commence à être reconnue un peu partout, elle a choisi de le chanter en islandais ! Les paroles des chansons, a-t-elle expliqué, sont empruntées à des poèmes écrits par des femmes.

 

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Question de temps

Avec l’album suivant, sorti en 2013 en Islande et seulement en 2015 dans le reste du monde, elle revient à l’anglais. « Talking About the Weather » profite d’une production bien plus réussie que les précédents albums. Sans doute parce que, pour la première fois, c’est elle qui s’en est occupée, toute seule.

De quoi parle-t-il ? De la météo, bien sûr. Dans une interview accordée à IcelandDefrosted, la chanteuse explique qu’elle est devenue accro aux prévisions qu’elle s’est achetée une maison dans la campagne (islandaise)… Et qu’il faut s’attendre à tout en Islande : au soleil, à la pluie, à la neige, à la glace… Dans une interview pour Nordic Playlist, elle explique que l’album a été enregistré chez elle. A la campagne, donc. « Avec un équipement réduit, compensé par de la paix et de la tranquillité ». L’inspiration ? « C’est avec la solitude que je parviens à écrire le mieux ».

 

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La vidéo Backbone, tournée sur la côte ouest de l'Islande


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