Le phare du Londrangar et la petite maison

La route qui tourne autour du gigantesque volcan Snaefellsjökull, toujours coiffé de blanc, bifurque au sud vers le phare de Londrangar. Un édifice qui se voit de loin, blanc et surmonté d’un chapiteau rouge. Il n’est pas possible de s’en approcher directement, il faut laisser la voiture à quelques centaines de mètres de là.

Le phare n’a pas beaucoup d’intérêt dans la mesure où il n’est pas possible d’y entrer. Dommage, le panorama sur la péninsule de Snaefellsness doit y être extraordinaire. Ce n’est pas bien grave, il y a d’autres choses à voir ! Partez sur le chemin vers l’est en longeant la côte, en direction de la tyrolienne !

Aussi étonnant que cela puisse paraître, on trouve ici des jeux pour enfants. Une belle tyrolienne d’une dizaine de mètres de long, des balançoires… Lorsque vous aurez terminé de vous amuser, parce que bien évidemment vous ne pourrez pas vous en empêcher, poursuivez la balade.

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La petite maison face à la mer

Vous allez tomber sur une maison faite de pierre et de tôles. Elle ne semble pas très ancienne… et elle ne l’est pas : elle a été construite en 1940. Elle surplombe la mer de quelques mètres. Elle est appelée « Salthùs », c’est-à-dire la maison du sel. Explication : c’est dans cet abri que les pêcheurs venaient saler leurs poissons pour les conserver.

L’endroit a ensuite été utilisé comme étable pour les chevaux, comme grange puis abri pour pigeons ! La petite baraque a été abandonnée en 1980, et restaurée très récemment. Sa porte est toujours ouverte, on y trouve des poupées, des dessins d’enfants, des livres et des bribes d’histoire sous forme de questions et réponses.

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Cimetière des engins

Autour de la petite maison se trouvent des épaves d’outils et de véhicules. Attaquées par la corrosion des vents marins salés, les pièces métalliques se sont parées d’un bel orange vif. Les photographes s’en donnent à cœur joie ! On trouve des pièces de ce type un peu partout en Islande : leurs propriétaires ont laissé les objets et les véhicules là où ils se trouvaient. Ce sont maintenant des œuvres d’art exposées toute l’année.

Vous pouvez aller vous balader sur la petite plage de galets noirs, de la lave morcelée par le temps et le ressac. Attention d’ailleurs aux vagues, qui peuvent être hautes et soudaines dans cette petite crique mal protégée. On y voit une digue en pierre : c’est celle qui a permis aux bateaux d’accoster pour livrer les matériaux nécessaires à la construction du phare, en 1917. Mais ce n’est pas le bâtiment original, il a été reconstruit en 1946…

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Crédit photos : Frédéric Botton