Les chutes de Rjukandi

Sur la route n°1 de Akureyri vers Egillstadir, on traverse de vastes étendues désertiques, avec un petit air du Mordor de Tolkien. S’il y a des trolls, des orcs, des elfes ou des nains, ils restent bien cachés et ne se dévoilent qu’aux initiés.

La vallée où coule la rivière Jókulsá á Dal a été forgée par des glaciations successives, qui ont raboté un grand plateau. Ici, les collines ont beau arborer un vert chlorophyllesque digne des petits pois anglais, les agriculteurs n’ont pas décidé de s’y installer.

Les sols ne sont pas très propices aux cultures et les animaux apprécient peu la pluviométrie excessive. L’eau qui ruisselle des collines aboutit à la Jókulsá á Dal sous la forme de petits torrents, et parfois de rivières plus importantes.

Rjukandi

Là où la pente est plus forte, on aperçoit des cascades. En fait, quand on s’approche, elles sont invisibles mais trahies par une vapeur d’eau qui monte et dépasse du sol à herbe rase, un peu comme des nuages accrochés à flancs de colline. Ce n’est qu’en arrivant à leur hauteur et en leur faisant face que les cascades se dévoilent, du fond de leur trouée creusée par l’érosion.

Parmi les innombrables cascades qui courent le long de la rivière Jókulsá á Dal, celles de Rjukandi sont les plus intéressantes. Il est facile de les approcher – et d’ailleurs de prendre une belle douche s’il y a des rafales de vent. La partie la plus basse s’appelle Fremti Rjukandi, celle en hauteur Yst-i-Rjukandi. Notez que le débit est très variable selon la saison et la fonte des neiges...

Crédits photos  : Frédéric Botton et Isabelle Compoint