Parking payant en Islande ?

La réponse est oui ! Le développement du tourisme en Islande était jusqu’à présent suffisamment contenu pour que le flux des visiteurs n’ait pas d’impact significatif sur les milieux naturels. Mais ça, c’était avant…

Les touristes qui ont découvert Seljalandsfoss il y a cinq ans seulement sont surpris lorsqu’ils reviennent : des baraques en bois sont sorties de terre, vendant sandwiches et goodies au look islandais, mais en provenance d’Asie. Le Jökulsárlón résonne du bruit des moteurs diesel de bateaux amphibies...

Après tout, il n’y a là rien d’étonnant : l’augmentation du nombre de touristes s’accompagne d’infrastructures pour leur confort, mais aussi pour assurer la sauvegarde de la nature. Les islandais ont réussi à limiter l’impact visuel des équipements, en privilégiant le bois par exemple.

Les haut-lieux du tourisme

Une taxe de stationnement de 500 couronnes (4 €) pour les voitures, 3000 couronnes (26 €) pour les bus est déjà perçue dans le parc national de Pingvellir. Le responsable du parc national du Vatnajökull, Þórður H. Ólafsson, a annoncé qu’il allait lui-aussi mettre en place une taxe.

Les lieux concernés sont le glacier de Jökulsárlón et son lagon qui charrie des morceaux de glace, un point de passage très fréquenté. La réserve naturelle du glacier de Skaftafell sera aussi concernée. Le prix n’a pas encore été arrêté, mais il est probable qu’il soit équivalent à celui de Pingvellir.

Pour quoi faire ?

Les sommes récoltées seront utilisées pour créer des emplacements de parking mieux délimités pour éviter aux touristes de se garer à la sauvage. Elles permettront aussi de créer des toilettes, indispensables lorsque la concentration de visiteurs augmente de manière significative. C’est pour quand ?

Il faut modifier les textes de loi, la procédure va donc être un peu longue, c’est pourquoi le ministre de l’environnement et des ressources naturelles Björt Ólafsdóttir a d’ores et déjà soumis une proposition de loi au parlement islandais. Les premières réalisations que l’on devra à cette taxe ne sont pas attendues avant 3 ou 4 ans.

Crédit photos  : Frédéric Botton et Isabelle Compoint